Principes actifs
Citrate de potassium
Excipients
Cire de carnauba, stéarate de magnésium
Teneur totale en potassium par comprimé: 413,4 mg
1 comprimé contient: 1 080 mg (10 mEq) de citrate de potassium
Pour l’alcalinisation des urines chez les patients ayant des antécédents de calculs rénaux, pour prévenir les récidives.
Les comprimés Urocit sont à prendre sans les croquer pendant ou après le repas avec beaucoup de liquide.
La posologie est adaptée selon les besoins individuels du patient à l’évolution du pH urinaire, celui-ci devant être augmenté à une valeur de 6 à 7.
En règle générale, la dose nécessaire est comprise entre 30 et 60 mEq par jour.
La dose journalière doit être répartie en (2 à) 3 prises.
Instructions posologiques particulières
Enfants et adolescents:
La sécurité et l’efficacité d’Urocit pour les enfants et les adolescents n’ont pas été évaluées de façon systématique.
Patients âgés:
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire en fonction de l’âge.
Patients présentant des troubles de la fonction rénale:
Urocit ne doit pas être utilisé chez les patients atteints d’insuffisance rénale (DFG < 0,7 mL/kg/min), car il peut entraîner une hyperkaliémie en cas de fonction rénale réduite (voir «Contre-indications»).
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique:
Urocit n’a pas été évalué chez les patients atteints d’insuffisance hépatique. Les caractéristiques du médicament suggèrent qu’aucune adaptation posologique n’est nécessaire en fonction de la fonction hépatique.
Hyperkaliémie,
Pathologies/situations associées à un risque accru d’hyperkaliémie telles que:
-Insuffisance rénale chronique (DFG < 0,7 mL/kg/min), oligurie,
-Altération de la fonction rénale de manière générale (DFG < 0,7 mL/kg/min) (voir également «Mises en garde et précautions»).
-Exsiccose aiguë,
-Insuffisance surrénalienne (maladie d’Addison non traitée),
-Diabète sucré non contrôlé,
-Destruction tissulaire étendue
-Activité physique très intense, en particulier chez des personnes non entraînées,
-Affections associées à un ralentissement du transit gastro-intestinal, telles que retard de la vidange gastrique, occlusion ou sténoses œsophagiennes ou intestinales
-Traitement concomitant par anticholinergiques (voir «Interactions»)
-Ulcères gastro-intestinaux (voir «Mises en garde et précautions»).
-Infections actives des voies urinaires (voir «Mises en garde et précautions»)
Des apports hydriques suffisants constituent la base de la prévention des récidives de lithiase rénale et doivent donc être vivement recommandés au patient.
Avant le début du traitement, il convient d’exclure les maladies et les facteurs de risque favorisant la formation de calculs urinaires et pouvant être traités de manière ciblée (tels que les adénomes parathyroïdiens, également les tumeurs malignes en cas de calculs d’acide urique).
Une diurèse suffisante doit être assurée avant l’administration de potassium.
Avant la première administration, il faudra effectuer un dosage des électrolytes sériques et un contrôle de la fonction rénale. Pendant le traitement, les bilans hydrique et électrolytique ainsi que l’équilibre acido-basique doivent être surveillés.
Il convient de ne pas dépasser les limites du pH urinaire prescrites pendant plusieurs jours, car une trop forte alcalinisation des urines favorise la cristallisation des phosphates.
En cas de troubles de l’excrétion du potassium, l’apport potassique par l’administration d’Urocit peut rapidement provoquer une hyperkaliémie (éventuellement asymptomatique) comportant, tout particulièrement chez les patients ayant des antécédents cardiaques, un risque d’arrêt cardiaque. L’utilisation d’Urocit doit par conséquent être évitée chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque ou présentant d’autres atteintes sévères du myocarde.
Les sels de potassium ont un effet ulcérogène. Lors de l’utilisation de préparations solides de chlorure de potassium, des ulcérations et/ou sténoses de l’intestin grêle ont été rapportées, parfois d’évolution fatale. Ces lésions sont attribuées à une concentration locale élevée de potassium au niveau du site de dissolution des comprimés. Des hémorragies gastro-intestinales ont en outre été rapportées avec des préparations à matrice cireuse. On ne sait pas dans quelle mesure ces observations sont transposables au citrate de potassium; toutefois, un risque comparable doit être envisagé.
En cas de vomissements sévères, de douleurs abdominales ou d’hémorragies gastro-intestinales, le traitement par Urocit doit être immédiatement interrompu et des examens appropriés doivent être réalisés afin d’exclure une perforation ou une obstruction intestinale.
En cas de diarrhée chronique liée à une affection du côlon, les préparations potassiques telles qu’Urocit peuvent être utilisées, car elles sont presque entièrement absorbées dans l’intestin grêle. Dans de telles situations, il convient toutefois d’évaluer la tolérance individuelle.
Les préparations potassiques peuvent accentuer les symptômes d’une myotonie congénitale (maladie de Thomsen).
En présence d’une infection des voies urinaires, l’administration de citrate de potassium peut favoriser la croissance bactérienne en raison de l’augmentation du pH urinaire. Urocit ne doit donc pas être utilisé en cas d’infection des voies urinaires.
En raison du risque accru d’hyperkaliémie ainsi que de calcification des tissus mous, Urocit ne doit pas être utilisé chez les patients atteints d’insuffisance rénale.
Excipients revêtant un intérêt particulier
Ce médicament contient 10,6 mmol (ou 413,4 mg) de potassium par comprimé. Ce point doit être pris en compte chez les patients suivant un régime pauvre en potassium.
Interactions pharmacodynamiques
Influence d’autres médicaments sur la sécurité du citrate de potassium
Tous les médicaments réduisant l’excrétion rénale du potassium peuvent favoriser la survenue d’une hyperkaliémie.
Médicaments influençant le système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA):
Les médicaments tels que les inhibiteurs de l’ECA, les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine ou l’aliskirène peuvent entraîner une rétention potassique par inhibition de la production d’aldostérone.
Les diurétiques épargneurs de potassium, tels que la spironolactone et l’éplérénone (antagonistes de l’aldostérone), ainsi que l’amiloride et le triamtérène (inhibiteurs de l’ENaC), peuvent également réduire l’excrétion rénale du potassium. Dans ces situations, la kaliémie doit être étroitement surveillée.
Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS):
Les AINS peuvent entraîner une rétention potassique en réduisant la synthèse rénale des prostaglandines E et en exerçant un effet défavorable sur le système rénine-angiotensine. Dans ces situations, la kaliémie doit être étroitement surveillée.
Médicaments influençant la durée du transit gastro-intestinal
Les médicaments prolongeant la durée du transit gastro-intestinal (p. ex. les anticholinergiques) peuvent augmenter le risque d’irritation du tractus gastro-intestinal. L’utilisation concomitante d’anticholinergiques avec Urocit est donc contre-indiquée.
Influence du citrate de potassium sur l’efficacité d’autres médicaments
Une augmentation de la concentration extracellulaire de potassium peut réduire l’effet des glycosides digitaliques.
Interactions pharmacocinétiques
La prise concomitante de citrate et de préparations contenant de l’aluminium peut conduire à une augmentation de l’absorption de l’aluminium. Il est donc recommandé de respecter un intervalle de deux heures minimum entre la prise d’Urocit et celle de telles préparations.
Grossesse
Il n’existe aucune donnée clinique concernant l’utilisation d’Urocit chez la femme enceinte. Aucune étude expérimentale chez l’animal n’a été réalisée. Les effets potentiellement délétères du citrate de potassium sur le fœtus ne sont pas connus. C’est pourquoi Urocit doit uniquement être utilisé en cas d’indication claire pendant la grossesse. En cas d’utilisation, les concentrations sériques de potassium maternel doivent être surveillées.
Allaitement
Il n’existe pas de données concernant l’excrétion du potassium dans le lait maternel lors de l’utilisation d’Urocit. C’est pourquoi Urocit doit uniquement être utilisé pendant l’allaitement en cas d’indication clairement établie.
Les études correspondantes n’ont pas été réalisées. En raison des propriétés de la préparation, un effet sur l’aptitude à la conduite ou l’utilisation de machines est toutefois peu probable dans le cadre d’une utilisation conforme.
Les effets indésirables sont classés selon leur fréquence conformément aux catégories suivantes:
Très fréquents: ≥ 1/10
Fréquents: ≥ 1/100 à < 1/10
Occasionnels: ≥ 1/1 000 à < 1/100
Rares: ≥ 1/10 000 à < 1/1 000
Très rares: < 1/10 000
L’apparition de symptômes gastro-intestinaux (consécutifs à une irritation locale) peut généralement être évitée par la prise du médicament avec une quantité suffisante de liquide, au cours d’un repas, ou par une réduction de la dose.
Affections gastro-intestinales
Fréquents: troubles et irritations gastro-intestinaux tels que flatulences, douleurs abdominales, nausées, vomissements, diarrhées.
Très rares: obstruction, hémorragies, ulcérations ou perforations du tractus gastro-intestinal inférieur ou supérieur.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Rares: prurit, éruption cutanée, urticaire.
L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
Symptômes
Le principal risque en cas de surdosage est l’hyperkaliémie, qui est généralement asymptomatique sur le plan clinique et ne peut souvent être détectée que par la mesure des concentrations sériques et par l’ECG. Chez les patients ne présentant pas de facteurs de risque supplémentaires (voir «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»), un traitement par citrate de potassium aux doses recommandées entraîne toutefois rarement une hyperkaliémie sévère.
En cas de surdosage aigu, les symptômes suivants d’hyperkaliémie (concentration sérique de potassium supérieure à 5,5 mmol/l) peuvent survenir: paresthésies, apathie, confusion, faiblesse, paralysie, arythmies, hypotension, état de choc, arrêt cardiaque.
En cas de surdosage chronique, selon la gravité de l’hyperkaliémie, des anomalies électrocardiographiques peuvent apparaître, sous forme d’augmentation de l’amplitude de l’onde T, d’aplatissement de l’onde P, d’abaissement du segment ST ou d’allongement de l’intervalle QT, ainsi que des troubles cardiovasculaires et neuromusculaires, et un arrêt cardiaque.
Traitement
En cas d’hyperkaliémie, le patient doit être étroitement surveillé afin de détecter toute modification des électrolytes et toute arythmie. Dans un premier temps, toutes les préparations contenant du potassium ainsi que les médicaments ayant des propriétés d’épargne potassique (p. ex. spironolactone, inhibiteurs de l’ECA, antagonistes des récepteurs de l’angiotensine et AINS) doivent être arrêtés. En outre, la consommation d’aliments riches en potassium (p. ex abricots, bananes, jus de pamplemousse ou épinards) doit être évitée.
En cas d’intoxication aiguë, la provocation de vomissements, un lavage gastrique et/ou l’administration de résines échangeuses de cations peuvent être envisagés.
Pour le traitement de l’hyperkaliémie, il est possible d’instaurer un traitement par insuline-glucose (300–500 mL de glucose 10–25 % i.v. pendant 1 heure, avec 0,25–0,5 unité d’insuline par gramme de glucose). En cas d’acidose, l’administration de bicarbonate de sodium i.v. (40–160 mmol pendant 5 minutes) est recommandée. Dans les cas sévères, une hémodialyse ou une dialyse péritonéale peut être nécessaire.
Chez les patients non traités par des glycosides cardiotoniques, l’administration de gluconate de calcium 10 % i.v. peut également être envisagée (5–10 mL pendant 2 minutes, sous surveillance ECG).
Les résines échangeuses d’ions peuvent être utilisées. Il convient toutefois de noter que leur utilisation seule n’est pas suffisante pour traiter une hyperkaliémie.
Chez les patients sous traitement digitalique, il convient de tenir compte du fait qu’une diminution trop rapide de la concentration sérique de potassium peut entraîner une intoxication digitalique.
Code ATC
G04BC
Mécanisme d’action
Urocit est une préparation potassique alcalinisante contenant des anions métabolisables. L’ion citrate des citrates alcalins est métabolisé par oxydation en CO2 ou en bicarbonate. L’excès de base dû aux ions alcalins restants est éliminé par voie rénale, provoquant une augmentation du pH urinaire.
Ainsi, les citrates alcalins administrés par voie orale permettent de neutraliser ou d’alcaliniser les urines en fonction de la dose administrée.
L’administration de la dose recommandée d’Urocit entraîne une augmentation du pH urinaire de 0,2 à 0,3 unité et, par là-même, du degré de dissociation ainsi que de la solubilité de l’acide urique.
Par ailleurs, l’excès de base négatif déclenche une alcalose métabolique par le décalage du pH intracellulaire, menant, à son tour, à une inhibition du métabolisme tubulaire rénal des citrates induite par l’alcalose et à une absorption réduite des citrates s’accompagnant d’une augmentation de l’excrétion des citrates. Le transport rénal du calcium est modifié par l’alcalinisation, de telle sorte que l’excrétion du calcium dans les urines diminue de manière significative.
L’alcalinisation des urines, l’augmentation de l’excrétion des citrates et la diminution de l’excrétion du calcium ont pour effet une baisse du produit d’activité de l’oxalate de calcium, parce que le citrate forme des complexes stables avec le calcium dans les milieux légèrement basiques.
Pharmacodynamique
Voir «Mécanisme d’action»
Efficacité clinique
Aucune donnée disponible.
Absorption
Le citrate de potassium est presque entièrement absorbé par le tractus gastro-intestinal.
La matrice de cire des comprimés d’Urocit entraîne une libération retardée du principe actif.
Distribution
Aucune donnée disponible
Métabolisme
L’ion citrate est oxydé en CO2 ou en bicarbonate.
Élimination
Les ions potassium sont éliminés par voie rénale (en particulier dans les tubules distaux).
Après libération du principe actif, la matrice insoluble d’Urocit est excrétée dans les selles.
Aucun effet mutagène ou carcinogène n’est connu pour les sels de potassium.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l’emballage.
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver hors de portée des enfants.
Conserver à température ambiante (15–25 °C) et dans l’emballage d’origine.
61884 (Swissmedic)
UROCIT cpr bte 100 pce, EFP 41.33, PP 61.35 [B, LS]
Recordati AG, 4057 Basel
Novembre 2025