ERYTHROMYCINE PANPHARMA
Leman SKL SA
Composition

Principes actifs

Erythromycine, sous forme de lactobionate d’érythromycine

Excipients

Sans objet.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

1 Flacon ERYTRHOMYCINE PANPHARMA 500mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion contient 500 mg d’érythromycine.

1 Flacon ERYTRHOMYCINE PANPHARMA 1g, poudre pour solution à diluer pour perfusion contient 1 g d’érythromycine.

Poudre hygroscopique blanche à légèrement jaune.

Indications/Possibilités d’emploi

Elles procèdent de l'activité antibactérienne et des caractéristiques pharmacocinétiques de l'érythromycine. Elles tiennent compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu ce médicament et de sa place dans l'éventail des produits antibactériens actuellement disponibles.

Ce produit est indiqué lorsque des taux sériques élevés doivent être rapidement atteints ou lorsque l'état du malade ne permet pas l’administration orale.

Elles sont limitées aux infections dues aux germes définis comme sensibles, notamment dans les manifestations suivantes :

-Broncho-pulmonaires :

oPneumopathies aigues et notamment la maladie des légionnaires,

oSurinfections des broncho-pneumopathies chroniques,

-Cutanées,

-Uro-génitales,

Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibiotiques, en particulier les recommandations d'utilisation pour prévenir l'augmentation de la résistance aux antibiotiques.

Posologie/Mode d’emploi

Posologie

Chez l'adulte et l’enfant à partir de 12 ans ou pesant plus de 40 kg :

La posologie usuelle est de 1 à 2 g par jour, soit 25 mg/kg/jour en dose fractionnée (généralement 3 à 4 doses individuelles). Elle peut être augmentée lorsque la sévérité de l'infection le justifie. Des posologies de 3 à 4 g par jour, soit 50mg/kg/jour, peuvent être administrées lors d'infections sévères. La dose journalière maximale est de 4 g.

Chez l'enfant jusqu’à 12 ans ou pesant ≤ 40 kg :

1 mois à 12 ans : la dose journalière pour les nourrissons et les enfants jusqu’à 12 ans est de 15 à 20 mg/kg/jour pour la plupart des infections et est répartie en 3 à 4 doses individuelles. Cette dose peut être doublée si l’indication le justifie.

Nouveau nés à terme (de la naissance à 1 mois) : 10 à 15 mg/kg/jour répartis en 3 doses individuelles.

Mode d’emploi

L'érythromycine IV peut être administrée en perfusion continue ou discontinue.

L'injection par bolus (injection en IV massive) est contre-indiquée.

Les perfusions rapides étant plus fréquemment associées avec des arythmies ou des épisodes d'hypotension, il est recommandé d'administrer les perfusions d'érythromycine sur une durée d'au moins 60 minutes. Des perfusions plus longues doivent être utilisées chez les patients présentant des facteurs de risque ou des antécédents d'arythmie.

-Perfusion discontinue : injecter le quart de la dose quotidienne en 60 minutes minimum, toutes les 6 heures.

-Perfusion continue : ne pas administrer d'autres produits dans la veine recevant la perfusion I.V.

-Pour la préparation de solutions intraveineuses intermittentes, il convient d'utiliser au moins 200 ml de diluant afin de minimiser le risque d'irritation veineuse. La concentration en érythromycine ne doit pas dépasser 5 mg/ml ; une concentration en érythromycine de 1 mg/ml (solution à 0,1 %) est recommandée.

Patients âgés

Pas de recommandations de dosage spécifiques.

Chez les patients âgés, en particulier ceux présentant une insuffisance rénale ou hépatique, il peut exister un risque accru de développer une perte auditive induite par l'érythromycine à des doses supérieures à 4 g/jour.

Patients avec diminution de la fonction rénale

La faible proportion d'élimination par les reins suggère qu'une modification de la posologie chez les patients présentant une insuffisance rénale (légère ou modérée avec une clairance de la créatinine > 10 ml/min) pourrait ne pas être nécessaire. Dans les cas de diminution modérée à sévère de la fonction rénale (à partir d'une concentration en créatinine dans le sérum de 2,0 mg/dl jusqu'à l'insuffisance rénale avec anurie), la dose quotidienne maximale pour les adolescents de plus de 14 ans et adultes (dont le poids corporel est supérieur à 50 kg) est de 2 g d'érythromycine par jour. Chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 10 ml/min), la dose d'érythromycine doit être réduite à 50 % à 75 % de la dose normale et administrée conformément aux schémas thérapeutiques habituels. La dose quotidienne maximale ne doit pas dépasser 2 g.

L'érythromycine n'est pas éliminée par hémodialyse. Une dose supplémentaire n'est donc pas nécessaire chez les patients dialysés régulièrement.

Patients présentant une insuffisance hépatique

Des précautions doivent être prises lors de l'administration d'érythromycine à des patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubrique « Mises en garde et précautions »).

Pour les instructions relatives à la reconstitution du médicament avant administration voir «Remarques particulières» et «Remarques concernant la manipulation».

Contre-indications

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE dans les situations suivantes :

-hypersensibilité à l'érythromycine, aux autres macrolides ou à l'un des excipients mentionnés

-L’érythromycine est contre-indiquée chez les patients qui prennent de l’astémizole, de la terfénadine, de la disopyramide, de la dompéridone, du cisapride, de la lovastatine ou du pimozide

-L’érythromycine ne doit pas être administrée aux patients ayant des antécédents d’allongement de l’intervalle QT (allongement de l’intervalle QT congénital ou acquis) ou d’arythmie cardiaque ventriculaire, notamment des torsades de pointe (voir rubrique « Mises en garde et précautions » et « Interactions »)

-Utilisation simultanée avec des médicaments pouvant également entraîner un allongement de l'intervalle QT, tels que les antiarythmiques des classes IA et III, certains neuroleptiques, les antidépresseurs tricycliques et tétracycliques, le trioxyde d'arsenic, la méthadone et budipine, certaines fluoroquinolones, l'antimycosique imidazole et les antipaludiques tels que la pentamidine i.v.

-L’érythromycine ne doit pas être administrée aux patients présentant des troubles électrolytiques (hypokaliémie, hypomagnésémie en raison du risque d’allongement de l’intervalle QT)

-En association avec :

oles alcaloïdes de l'ergot de seigle vasoconstricteur dihydroergotamine, ergotamine, methylérgometrine, méthysergide

ol'alfuzosine

ola colchicine

ola dapoxétine

ola dronédarone

ol'éplérénone

ol'ivabradine

ola quétiapine

ola ranolazine

ola simvastatine, l’atorvastatine

ole ticagrelor

oles médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes (Voir rubrique « Interactions »)

Mises en garde et précautions

Eviter l'injection en bolus (voir rubrique Posologie/Mode d’emploi »).

Ne pas administrer d'autre produit dans la veine recevant la perfusion IV.

Évènements cardiovasculaires

L’allongement de l’intervalle QT, reflétant les effets sur la repolarisation cardiaque entraînant un risque d’arythmie cardiaque et de torsades de pointes, a été observé chez des patients traités par des macrolides, dont l’érythromycine (voir Rubriques Contre-indications, Interactions et Effets Indésirables). Des décès ont été signalés.

L'érythromycine doit être utilisée avec prudence dans les cas suivants :

Patients atteints de maladie coronarienne, d’insuffisance cardiaque sévère, de troubles de la conduction ou de bradycardie cliniquement significative.

Patients prenant simultanément d’autres médicaments associés à un allongement de l’intervalle QT (voir Rubrique Contre-indications et Interactions).

Les patients âgés risquent davantage de souffrir des effets sur l'intervalle QT associés au médicament (voir Rubrique Effets Indésirables).

Les résultats des études épidémiologiques s’intéressant au risque de survenue d’effets cardiovasculaires indésirables liés aux macrolides sont variables. Certaines études observationnelles ont mis en évidence un risque de survenue rare à court terme d’arythmie, d’infarctus du myocarde et de mortalité cardiovasculaire associés aux macrolides, dont l’érythromycine. Lors de la prescription de l’érythromycine, ces résultats doivent être pris en compte par rapport aux bénéfices du traitement.

Les troubles du rythme cardiaque (allongement de l'espace QT, extrasystoles ventriculaires, torsades de pointes, blocs auriculo-ventriculaires) ont été décrits chez des patients porteurs de maladies cardio-vasculaires, le plus souvent après administration rapide du médicament.

En raison de cette toxicité cardio-vasculaire potentielle, il est recommandé d'administrer le lactobionate d'érythromycine en perfusion intraveineuse continue ou en perfusion intraveineuse fractionnée en 4 prises par 24 heures. La durée d'administration de chaque prise doit être au minimum de 60 minutes. La surveillance de l'électrocardiogramme est recommandée pendant la durée de la perfusion chez les patients atteints de maladies cardio-vasculaires ; l'allongement de l'espace QT doit conduire à l'arrêt de la perfusion.

Nouveau-nés :

Des troubles du rythme cardiaque d'évolution fatale ont été signales après plusieurs jours de traitement à dose élevée (50 mg/kg/j). Avant l’âge de deux mois, son utilisation doit donc rester exceptionnelle et doit être réservée aux situations pour lesquelles il n'existe pas d'alternative thérapeutique. Dans ces situations, en raison du manque d'information sur les posologies adaptées, il est impératif de tenir compte de l'immaturité hépatique observée dans les premières semaines de la vie pour déterminer la dose et le rythme d'administration.

Des cas de diarrhée associée au Clostridioides difficile (DACD) ont été rapportés avec l'utilisation de pratiquement tous les antibiotiques, y compris l'érythromycine. La sévérité de la DACD peut varier d'une forme légère jusqu'à la mise en jeu du pronostic vital, la forme la plus sévère étant la colite pseudomembraneuse (voir rubrique Effets Indésirables). Par conséquent, il est important d'envisager ce diagnostic chez les patients qui développent une diarrhée grave pendant ou après le traitement par érythromycine. Si une DACD est suspectée ou confirmée, l'érythromycine doit être arrêtée immédiatement et un traitement approprié doit être instauré sans retard. Les médicaments inhibant le péristaltisme sont contre-indiqués chez les patients qui développent une diarrhée sévère.

Des cas de sténose pylorique hypertrophique (IHPS) ont été signalés chez des nourrissons à la suite d'un traitement par l’érythromycine. Des études épidémiologiques comprenant des données issues de méta-analyses suggèrent une augmentation de 2 à 3 fois du risque d’IHPS a une exposition à l’érythromycine chez le nourrisson. Ce risque est plus élevé après une exposition à l’érythromycine au cours des 14 premiers jours de la vie. Les données disponibles suggèrent un risque de 2,6 % (IC de 95 % : 1,5 à 4,2%) après une exposition à l’érythromycine au cours de cette période. Le risque d’IHPS dans la population générale est de 0,1 à 0,2 %. Étant donné que l'érythromycine peut être utilisée chez le nourrisson pour traiter des affections associées à un risque élevé de mortalité ou de morbidité (comme la coqueluche ou la chlamydia), le bénéfice d'un traitement par l'érythromycine doit être évalué en fonction du risque potentiel de développer une IHPS. Il convient d’informer les parents qu’ils doivent contacter leur médecin en cas de vomissements ou de difficultés à nourrir l'enfant.

Inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase (statines) métabolisés par le CYP 3A4 et risque de rhabdomyolyse :

L'érythromycine entraîne une augmentation des concentrations plasmatiques des statines qui sont métabolisées parle CYP3A4, ce qui augmente le risque de myopathie notamment de rhabdomyolyse : La simvastatine étant principalement métabolisée par le CYP3A4, son utilisation concomitante avec l'érythromycine est contre-indiquée (voir Rubrique Contre-indications et Interactions). Si le traitement par l'érythromycine s'avère indispensable, le traitement par simvastatine doit être suspendu pendant la durée du traitement par érythromycine.

L'association de l'érythromycine avec les autres statines métabolisées par le CYP3A4 (atorvastatine) doit être évitée dans la mesure du possible (voir rubrique Interactions). Dans le cas au l'utilisation concomitante d'érythromycine avec l'atorvastatine s'avère nécessaire, il est recommandé d'utiliser une plus faible dose d'atorvastatine et l'apparition de signes ou symptômes de myopathie doit être surveillée.

L'utilisation d'une statine qui ne dépend pas du métabolisme du CYP3A peut être envisagée.

En cas d'insuffisance hépatique, l'administration d'érythromycine n'est pas recommandée. Si elle est nécessaire, elle justifie alors une surveillance régulière des tests hépatiques et éventuellement une réduction de posologie.

En cas d'insuffisance rénale sévère, le risque d'hypoacousie transitoire due à l'augmentation de la demi-vie d'élimination doit faire envisager une réduction des posologies, notamment en cas de traitement prolongé.

Comme pour les autres macrolides, des réactions allergiques sévères et rares, y compris la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), ont été rapportées. Si une réaction allergique se produit, l’administration du médicament doit être interrompue et un traitement approprié doit être instauré. Les médecins doivent être informés de la possibilité de réapparition des symptômes allergiques lors de l’interruption du traitement symptomatique.

Interactions avec les examens paracliniques

L'érythromycine, comme d'autres antibiotiques, peut interférer dans les dosages urinaires de catécholamines par fluorescence. Cette interférence peut s'observer principalement avec les techniques non chromatographiques, et dans une moindre mesure, après séparation chromatographique.

Interactions

Inhibiteurs puissants du CYP3A4

L'érythromycine est un inhibiteur du CYP3A4. Il possède la capacité d'inhiber fortement le cytochrome P450-3A4, une enzyme qui intervient dans le métabolisme de nombreux médicaments. Lorsque l'activité de cette enzyme est inhibée, elle n'est plus en mesure de métaboliser le médicament qui va alors s'accumuler. Si la marge thérapeutique de ce médicament est étroite et qu'il n'y a pas d'autre voie métabolique efficace, le risque d'observer une interaction cliniquement significative devient élevé.

Associations contre-indiquées

+ Alcaloïdes de l'ergot de seigle vasoconstricteurs (dihydroergotamine, ergotamine, methylergométrine, méthysergide)

Risque de vasoconstriction coronaire ou des extrémités (ergotisme avec poibilité de nécrose des extrémités), ou de poussées hypertensives par diminution de l'élimination hépatique des alcaloïdes de l'ergot de seigle.

+ Alfuzosine

Risque d'augmentation des concentrations plasmatiques de l'alfuzosine et de ses effets indésirables.

+ Colchicine

Augmentation des effets indésirables de la colchicine, aux conséquences potentiellement fatales.

+ Dapoxetine

Risque de majoration des effets indésirables notamment à type de vertiges ou de syncopes.

+ Dronédarone

Augmentation importante des concentrations de dronédarone par diminution de son métabolisme.

+ Eplérénone

Risque d'augmentation des concentrations plasmatiques de l'éplérénone par l'inhibiteur et de ces effets indésirables, notamment l'hyperkaliémie.

+ lvabradine

Augmentation des concentrations plasmatiques de l'ivabradine et par conséquent de ses effets indésirables (inhibition de son métabolisme hépatique par l'inhibiteur).

+ Lomitapide

Augmentation des concentrations plasmatiques du lomitapide par diminution de son métabolisme hépatique par l'inhibiteur. L’administration concomitante d’érythromycine et de lomitapide est contre-indiquée en raison du potentiel d’augmentation significative des transaminases (voir Rubrique Contre-indications et Interactions).

+ Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Pimozide

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Quétiapine

Augmentation importante des concentrations de quétiapine, avec risque de surdosage.

+ Ranolazine

Augmentation des concentrations de ranolazine par diminution de son métabolisme par l'inhibiteur.

+ Simvastatine

Risque majoré de d'effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du métabolisme hépatique de l'hypocholestérolémiant).

+ Ticagrélor

Augmentation des concentrations plasmatiques de ticagrelor par diminution de son métabolisme hépatique par l'inhibiteur

Associations déconseillées

+ Alcaloïdes de l'ergot de seigle dopaminergiques (bromocriptine, cabergoline, lisuride, pergolide)

Augmentation des concentrations plasmatiques du dopaminergique avec accroissement possible de son activité ou apparition de signes de surdosage.

+ Apixaban

Augmentation des concentrations plasmatiques de l'apixaban par l'inhibiteur, avec majoration du risque de saignement.

+ Bédaquiline

Augmentation des concentrations plasmatiques de bédaquilline par diminution de son métabolisme hépatique par l'inhibiteur.

Si l'association est nécessaire, une surveillance ECG plus fréquente et une surveillance des transaminases sont recommandées.

+ Buspirone

Augmentation des concentrations plasmatiques de l'anxiolytique par diminution de son métabolisme hépatique avec majoration importante de la sédation.

+ Carbamazépine

Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage par inhibition de son métabolisme hépatique.

Il est possible d'utiliser d'autres macrolides (sauf spiramycine) dont l'interférence au plan clinique est actuellement considérée comme minime ou nulle. Cependant dans la maladie des Légionnaires, l'érythromycine reste l'antibiotique de référence ; en cas d'utilisation de cet antibiotique, une surveillance clinique avec contrôle des concentrations plasmatiques de carbamazépine est souhaitable en milieu spécialise

+ Disopyramide

Risque de majoration des effets indésirables du disopyramide : hypoglycémies sévères, allongement de l'intervalle QT et troubles du rythme ventriculaire graves, notamment à type de torsade de pointes.

Surveillance clinique, biologique et électrocardiographique régulière.

+ Ebastine (antihistaminique H1)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment chez les sujets prédisposés (syndrome du QT long congénital).

+ Fésotérodine

Augmentation des concentrations de fésotérodine chez les métaboliseurs lents, avec risque de surdosage.

+ Fidaxomicine

Augmentation des concentrations plasmatiques de la fidaxomicine.

+ lmmunosuppresseurs (ciclosporine, évérolimus, sirolimus, tacrolimus)

Augmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunodépresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.

En cas d'association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie.

+ Inhibiteurs des tyrosines kinases métabolisés : bosutinib et ibrutinib

Risque de majoration des effets indésirables de l'inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme. Si l’association avec l'ibrutinib ne peut être évitée, adaptation de la posologie d'ibrutinib ou interruption temporaire (environ 7 jours).

+ lrinotécan

Risque de majoration des effets indésirables de l'irinotécan par augmentation des concentrations plasmatiques de son métabolite actif.

+ Méthadone

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Oxycodone

Augmentation des concentrations plasmatiques de l'oxycodone.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie d'oxycodone pendant la durée du traitement par l'inhibiteur enzymatique.

+ Régorafénib

Augmentation des concentrations plasmatiques de régorafénib par diminution de son métabolisme hépatique par l'inhibiteur.

+ Riociguat

Augmentation des concentrations plasmatiques de riociguat par diminution de son métabolisme hépatique par l'inhibiteur.

+ Anticoagulants oraux

Des effets anticoagulants accrus ont été signalés lorsque l’érythromycine et des anticoagulants oraux (par exemple,la warfarine, le rivaroxaban) sont utilisés simultanément.

+ Siméprévir

Risque d'augmentation des concentrations plasmatiques de siméprévir par diminution de son métabolismehépatique par l'inhibiteur.

+ Tamsulosine

Risque de majoration des effets indésirables de la tamsulosine, par inhibition de son métabolisme hépatique.

+ Théophylline et par extrapolation aminophylline

Surdosage en théophylline (diminution de son élimination hépatique) plus particulièrement dangereux chez l'enfant.

Il est possible d'utiliser les autres macrolides (sauf spiramycine) dont l'interférence au plan clinique est actuellement considérée comme minime ou nulle. Cependant, en cas de légionellose, l'érythromycine reste l'antibiotique de référence ; en cas d'utilisation de cet antibiotique, une surveillance clinique avec contrôle des concentrations plasmatiques de théophylline est souhaitable en milieu spécialisé.

+ Toltérodine

Augmentation des concentrations plasmatiques de toltérodine chez les métaboliseurs lents, avec risque de surdosage.

Associations faisant l'objet de précautions d'emploi

+ Afatinib

Augmentation des concentrations plasmatiques d'afatinib par augmentation de son absorption par l'érythromycine. Il est recommandé d'administrer l'érythromycine le plus à distance possible de l'afatinib, en respectant de préférence un intervalle de 6 heures ou de 12 heures par rapport à la prise d'afatinib.

+ Alfentanil

Augmentation de l'effet dépresseur respiratoire de l'analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique. Surveillance clinique et adaptation de la posologie de l'analgésique opiacé en cas de traitement par l'érythromycine.

+ Anagrelide

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

+ Antagonistes des canaux calciques

Majoration des effets indésirables de l'antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension notamment chez le sujet âgé. Surveillance clinique et adaptation de la posologie pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.

+ Antivitamines K

Augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique. Contrôle plus fréquent de l'INR.

Adaptation de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.

+ Atorvastatine

Risque majoré d'effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (par diminution du métabolisme hépatique de l'hypocholestérolémiant). Utiliser des doses plus faibles d'hypocholestérolémiant. Si l'objectif thérapeutique n'est pas atteint, utiliser une autre statine non concernée par ce type d'interaction.

+ Azithromycine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

+ Bêta-bloquants dans l'insuffisance cardiaque

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique.

+ Bortezomib

Risque de majoration des effets indésirables, notamment neurologiques, du bortezomib par diminution de son métabolisme.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du bortezomib pendant la durée du traitement par l'inhibiteur enzymatique.

+ Bradycardisants

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique.

+ Carbazitaxel

Risque de majoration des effets indésirables dose dépendants du carbazitaxel par inhibition de son métabolisme par l'inhibiteur enzymatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du carbazitaxel pendant le traitement par l'inhibiteur enzymatique.

+ Ciprofloxacine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

+ Clarithromycine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

+ Corticoïdes

Des précautions doivent être prises en cas d’utilisation concomitante d’érythromycine et de corticoïdes systémiques et inhalés qui sont principalement métabolisés par le CYP3A, en raison d’une augmentation potentielle d’exposition systémique aux corticoïdes. En cas d’utilisation concomitante, les patients doivent être étroitement surveillés afin de détecter d’éventuels effets indésirables systémiques liés à l’utilisation de corticoïdes.

+ Corticostéroïdes

La prudence est de mise en cas d'utilisation concomitante d'érythromycine et de corticostéroïdes systémiques et inhalés principalement métabolisés par le CYP3A, en raison du risque d'augmentation de l'exposition systémique aux corticostéroïdes. En cas d'utilisation concomitante, les patients doivent faire l'objet d'une surveillance étroite afin de détecter tout effet indésirable lié aux corticostéroïdes systémiques.

+ Darifénacine

Augmentation des concentrations de darifénacine, avec risque de majoration de ses effets indésirables. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de darifénacine.

+ Digoxine

Augmentation de la digoxinémie par augmentation de son absorption. Surveillance clinique et éventuellement de la digoxinémie pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.

+ Docétaxel

Risque de majoration des effets indésirables dose-dépendants du docétaxel par inhibition de son métabolisme par l'inhibiteur enzymatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du docétaxel pendant le traitement par l'inhibiteur enzymatique.

+ Fentanyl

Augmentation de l'effet dépresseur respiratoire de l'analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique. Surveillance clinique et adaptation de la posologie de l'analgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant du CYP3A4.

+ Glibenclamide et glimépiride

Risque d'hypoglycémie par augmentation de l'absorption et des concentrations plasmatiques de l'antidiabétique. Prévenir le patient, renforcer l’autosurveillance glycémique et adapter éventuellement la posologie du sulfamide hypoglycémiant pendant le traitement par érythromycine.

+ Hydroxychloroquine et chloroquine

L’érythromycine doit être utilisée avec précaution chez les patients prenant ces médicaments, connus pour prolonger l’intervalle QT, en raison du potentiel d’induction d’arythmie cardiaque et d’événements indésirables cardiovasculaires graves.

+ Hypokaliémiants

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Corriger toute hypokaliémie avant d'administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.

+ Inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5

Augmentation des concentrations plasmatiques de l'inhibiteur de la PDE 5 avec risque d'hypotension.

Débuter le traitement par l'inhibiteur de la PDE5 a la dose minimale en cas d'association avec l'un de ces médicaments.

+ Inhibiteurs des tyrosines kinases autre que le bosutinib et l'ibrutinib (cf associations déconseillées) et levandétanib (pas d'associations à considérer)

Risque de majoration des effets indésirables de l'inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.Surveillance clinique.

+ lvacaftor

Augmentation importante des concentrations d'ivacaftor, avec risques de majoration des effets indésirables. Réduire la dose du quart, soit 150 mg 1 jour sur 2.

+ Lévofloxacine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

+ Maraviroc

Augmentation des concentrations de maraviroc par l'inhibiteur. La dose de maraviroc doit être diminuée à 150 mg deux fois par jour en cas de co-administration avec cet inhibiteur.

+ Midazolam

Augmentation des concentrations plasmatiques de midazolam par diminution de son métabolisme hépatique, avec majoration de la sédation, notamment chez l'enfant. Surveillance clinique et réduction de la posologie du midazolam pendant le traitement par érythromycine.

+ Norfloxacine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

+ Ondansétron

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

+ Pravastatine

Augmentation de la concentration plasmatique de la pravastatine par l'érythromycine.

Surveillance clinique et biologique pendant le traitement par l'antibiotique.

+ Quinine

Risque de majoration des effets indésirables de la quinine, notamment troubles du rythme ventriculaire et troubles neurosensoriels (cinchonisme). Surveillance clinique et ECG. Adaptation éventuelle de la posologie de la quinine pendant le traitement par l'inhibiteur enzymatique et après son arrêt.

+ Roxithromycine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

+ Solifénacine

Augmentation des concentrations de solifénacine, avec risques de surdosage.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de solifénacine.

+ Sufentanil

Augmentation de l'effet dépresseur respiratoire de l'analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique. Surveillance clinique et adaptation de la posologie de l'analgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant du CYP3A4.

+ Vérapamil

Bradycardie et/ou troubles de la conduction auriculo-ventriculaire, par diminution du métabolisme hépatique du vérapamil par l'érythromycine. Surveillance clinique et ECG ; s'il y a lieu, adaptation de la posologie du vérapamil pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.

+ Vinca-alcaloïdes cytotoxiques

Risque de majoration de la toxicité de l'antimitotique par diminution de son métabolisme hépatite par l'érythromycine. Surveillance clinique et biologique étroite. Eventuellement, utiliser un autre antibiotique.

Associations à prendre en compte

+ Dexaméthasone

Augmentation des concentrations plasmatiques de la dexaméthasone par diminution de son métabolisme hépatique par l'érythromycine, avec risque d'apparition d'un syndrome cushingoïde.

+ ldélalisib

Augmentation des concentrations plasmatiques d'idélalisib par diminution de son métabolisme hépatique par l'inhibiteur.

+ Substrats à risque du CYP3A4

Majoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.

+ Venlafaxine

Augmentation des concentrations plasmatiques de venlafaxine avec risque de surdosage.

+ Zolpiclone et zolpidem

Légère augmentation des effets sédatifs de ces médicaments.

Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR

De nombreux cas d'augmentation de l'activité des antivitamines K ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l’âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparait difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées : il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.

Grossesse, Allaitement

Grossesse

Il n'existe aucune étude expérimentale sur les animaux concernant les effets toxiques de l'érythromycine sur la reproduction. Cependant, des études menées sur d'autres antibiotiques macrolides, qui sont, comme l'érythromycine, de puissants inhibiteurs des canaux hERG, ont montré une mortalité embryonnaire et des malformations, notamment des malformations cardiovasculaires et des fentes palatines. Des études sur les mécanismes sous-jacents ont montré que les inhibiteurs des canaux hERG peuvent provoquer des malformations cardiovasculaires et la mort de l'embryon chez le fœtus en induisant des arythmies. Les études épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformations congénitales majeures dû à l’utilisation de macrolides, y compris l’érythromycine, pendant la grossesse fournissent des résultats divergents. Certaines études observationnelles chez l’homme ont révélé des malformations cardiovasculaires à la suite d’une exposition en début de grossesse à des médicaments contenant de l’érythromycine.

Il a été signalé que l’érythromycine traverse la barrière placentaire de la femme enceinte, cependant la concentration plasmatique dans le fœtus est généralement faible.

Il a été rapporté qu’une exposition maternelle à des antibiotiques de la famille des macrolides dans les dix jours précédant l’accouchement peut être associée à un risque plus élevé que la moyenne de sténose pylorique hypertrophique (SHP).

L’érythromycine ne doit être utilisée chez les femmes enceintes qu’en cas de réelle nécessité.

Allaitement

Le principe actif passe dans le lait maternel et peut provoquer des troubles gastro-intestinaux et de l'irritabilité chez l'enfant allaité. En conséquence, par mesure de précaution il convient d'éviter d'allaiter pendant la durée du traitement.

Fertilité

Actuellement, il n'existe aucune donnée clinique sur les effets de l'érythromycine sur la fertilité humaine. L’expérimentation animale n’a révélé aucun indice d’un effet négatif sur la fertilité.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

En raison de ses effets secondaires possibles, ce médicament peut avoir une influence sur l’aptitude à la conduite ou à l’utilisation de machines.

Effets indésirables

Effets indésirables lies à la voie injectable

-Allongement de l'espace QT, extrasystoles ventriculaires, torsades de pointes, bloc auriculoventriculaire ont été observés de façon exceptionnelle (voir rubrique Mises en garde et précautions)

-Irritation veineuse.

Tableau des effets indésirables pour toutes les voies

La liste des effets indésirables présentée ci-dessous est présentée par classes de système d'organes, suivant les préférences de MedDRA, et les fréquences utilisées suivent les catégories de fréquences suivantes : très fréquente (≥1/10), fréquente (≥1/100 a <1/10), peu fréquente (≥1/1 000 a <1/100), rare (≥1/10 000 a <1/1 000), très rare (<1/10000) et indéterminée (ne peut pas être estimée à partir des données disponibles)

Classes de systèmes d’organes

Fréquence

Effets indésirables

Infections et maladies parasitaires

peu fréquent

Surinfections causées par des bactéries ou des champignons résistants, par exemple mycoses buccales et vaginales à Candida

rare

Colite pseudomembraneuse

Maladies du sang et du système lymphatique

indéterminée

Éosinophilie

Affections du système immunitaire

peu fréquent

Réactions allergiques

rare

Œdème allergique/angioœdème,

Réaction anaphylactique, y compris choc anaphylactique, anaphylaxie

Troubles métabolique et nutritionnels

rare

Anorexie

Maladies psychiatriques

indéterminée

Hallucinations

Maladies du système nerveux

très rare

Démasquage ou aggravation d'une myasthénie grave

indéterminée

Affections transitoires du SNC, telles que confusion mentale, crises d'épilepsie, convulsions, hallucinations, maux de tête, fatigue et vertiges

Maladies oculaires

indéterminée

Trouble de la vision, y compris diplopie et vision trouble

Affectations de l’oreille et du labyrinthe

très rare

Ototoxicité chez les patients âgés atteints d’insuffisance rénale ou hépatique ; cas d’hypoacousies(surdité) et d’acouphènes isolés généralement régressifs à l’arrêt du traitement, en majorité chez des patients présentant une insuffisance rénale ou chez ceux traités avec des doses massives d’érythromycine (voir Mises en garde et précautions)

Affections cardiaques

indéterminée

Allongement de l’intervalle QT, torsades de pointe, arrêt cardiaque, fibrillation ventriculaire en particulier chez les patients qui présentent déjà des intervalles QT allongés à l'ECG ou qui utilisent simultanément des substances potentiellement pro-arythmiques ou influençant l'intervalle QT, arrêt cardiaque, palpitations et arythmies, bloc auriculo-ventriculaire, extrasystoles ventriculaires, arythmies ventriculaires et tachycardies ventriculaires

Maladies vasculaires

peu fréquent

Thrombophlébite

rare

Hypotension

Affections des voies respiratoires, de la cage thoracique et du médiastin

indéterminée

Dyspnée (y compris états asthmatiques)

Affections gastro-intestinales

fréquent

Anorexie, haut-le-cœur, Nausée, douleurs abdominales, sténose hypertrophique du pylore infantile (IHPS), pancréatite, flatulence, mal-être, crampe, vomissements, gastralgies, selle molle, diarrhée, colite pseudomembraneuse*

rare

Sténose hypertrophique du pylore infantile

rare

Pancréatite**

Affections hépatobiliaires

rare

Troubles hépatiques avec élévation des phosphatases alcalines et/ou des transaminases *** lors d'un traitement de longue durée (2 à 3 semaines), en particulier en cas de lésions hépatiques préexistantes, de traitements répétés et chez les patients souffrant d'allergies

très rare

Hépatite cholestatique ou symptômes de type hépatite, hépatomégalie, insuffisance hépatique, troubles de la fonction hépatique

Affectations de la peau et du tissu sous-cutané

peu fréquent

Hyperémie et exanthème urticarien, démangeaisons, éruption cutanée

Très rare

Erythème polymorphe exsudatif, nécrolyse épidermique toxique, Syndrome de Lyell, en particulier chez les enfants de tous âges), Syndrome de Stevens Johnson,

indéterminée

Pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG)

Maladies des muscles squelettiques, du tissu conjonctif et des os

rare

Gonflements articulaires

Affectations du rein et des voies urinaires

très rare

Néphrite interstitielle

Maladies générales

et troubles au site

d'administration

peu fréquent

Douleurs et/ou irritation au site d'injection

rare

Fièvre médicamenteuse

indéterminée

Douleurs thoraciques, fièvre, malaise

Examens

peu fréquent

Augmentation de certaines enzymes hépatiques (transaminases (ALT et AST)), LDH, phosphatase alcaline, γ-GT et bilirubine

*D'exceptionnels cas de colites pseudo-membraneuses ont été rapportés.

**De rares cas de pancréatites pouvant survenir rapidement après le début du traitement, notamment lors de l'utilisation de forte dose, ou au cours d'un surdosage, ont été rapportés.

***avec parfois des manifestations cliniques (ictère, fièvre) éventuellement associées à des «douleurs abdominales aigues». L'apparition de signes cliniques impose l'arrêt immédiat du traitement.

L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Symptômes

Perte d'audition, ototoxicité, cholestase, arythmies ventriculaires, sévères épisodes de nausées, vomissements et diarrhées.

Traitements

Lavage gastrique, mesures de traitement de support.

En cas de surdosage, le traitement avec l'érythromycine doit être interrompu.

L’érythromycine ne peut être éliminée ni par dialyse péritonéale ni par hémodialyse.

Propriétés/Effets

Code ATC

J01FA01

Mécanisme d’action

L’érythromycine est un antibiotique de la famille des macrolides.

L’érythromycine agit en inhibant la synthèse des protéines bactériennes en se liant à la partie 50 S de la sous-unité du ribosome des micro-organismes sensibles et en empêchant la translocation peptidique.

Résistance

Mécanismes de résistance connus chez les agents pathogènes pertinents pour les indications:

-Les mécanismes d'efflux peuvent entraîner une résistance aux macrolides. Une résistance à l'érythromycine peut être provoquée par une augmentation du nombre de pompes d'efflux dans la membrane cytoplasmique, à partir de laquelle seuls les macrolides à 14 et 15 chaînons (phénotype dit « M ») sont concernés.

-Méthylation des sites de liaison ribosomaux. L'affinité pour la structure cible peut être réduite par la méthylation de l'ARNr 23S, ce qui entraîne une résistance aux macrolides (M), aux lincosamides (L) et aux streptogramines du groupe B (SB) (phénotype dit « MLSB »).

-L'inactivation enzymatique des macrolides n'a qu'une importance clinique mineure.

Il existe une résistance croisée complète entre le phénotype « M » de l'érythromycine et la clarithromycine, la roxithromycine et l'azithromycine . Pour le phénotype « MLSs », il existe une résistance croisée supplémentaire à la clindamycine et à la streptogramine B. Il existe une résistance croisée partielle à la spiramycine, un macrolide à 16 chaînons.

L'érythromycine est généralement efficace in vitro et dans les infections cliniques contre la plupart des souches des bactéries suivantes.

Valeurs critiques des tests de sensibilité

Les critères d'interprétation pour les tests de sensibilité ont été définis par le European Committee on Antimicrobial Susceptibility Testing (EUCAST) pour eryhtomycine et sont indiqués ici : www.eucast.org (rubrique Clinical Breakpoints).

Pharmacodynamique

Espèces généralement sensibles :

Bactéries aérobies Gram-positives

Corynebacterium diphtheriae

Corynebacterium minutissimum

Streptococcus pyogenes

Bactéries aérobies Gram négatif

Bordetella pertussis

Campylobacter jejuni

Moraxella catarrhalis

Autres bactéries

Chlamydia trachomatis

Chlamydia pneumoniae

Chlamydia psittaci

Legionella pneumophila

Mycoplasma pneumoniae

Espèces pour lesquelles les résistances acquises peuvent poser problème :

Bactéries aérobies Gram-positives

Staphylococcus aureus (sensible à la méthicilline)

Streptococcus pneumoniae

Bactéries aérobies Gram négatif

Haemophilus influenzae

Autres bactéries

Treponema pallidum

Espèces naturellement résistantes :

Bactéries aérobies Gram négatif

Escherichia coli

Klebsiella spp.

Pseudomonas aeruginosa

Bactéries aérobies Gram positif

Staphylococcus aureus (résistant à la méthicilline)

Efficacité clinique

Sans objet.

Pharmacocinétique

Distribution

Diffusion humorale et tissulaire

Les concentrations obtenues par voie IV permettent une diffusion plus importante dans les organes où l'érythromycine diffuse habituellement et notamment dans les poumons, les amygdales et la prostate. L'érythromycine diffuse peu dans le liquide céphalo-rachidien bien que son passage soit accru en cas d'inflammation méningée. L'érythromycine traverse la barrière placentaire. Elle se concentre dans le lait.

Liaison aux protéines plasmatiques

La liaison de l'érythromycine base aux protéines plasmatiques est de 65 pour cent environ avec une prédominance sur l'alpha1-glycoprotéine acide (environ 55 pour cent) (étude avec érythromycine C14).

Les macrolides pénètrent et s'accumulent dans les phagocytes (polynucléaires neutrophiles, monocytes, macrophages péritonéaux et alvéolaires).

Les concentrations intraphagocytaires sont élevées chez l'homme.

Comme pour d'autres macrolides, ces propriétés expliquent l'activité de l'érythromycine sur les bactéries intra-cellulaires.

Métabolisme

L'érythromycine est en partie métabolisée par le foie.

Élimination

La demi-vie d'élimination globale de l'organisme est de 100 minutes.

L'érythromycine se concentre dans le foie et s'élimine sous forme active principalement par la bile à des concentrations supérieures à celles des taux sériques. L'élimination rénale est de l'ordre de 12 à 15%.

Cinétique pour certains groupes de patients

Sans objet.

Données précliniques

Les études de toxicité du stéarate d’érythromycine par voie orale à long terme (2 ans) conduites chez le rat à des doses s’élevant à 400 mg/kg/jour et chez la souris à des doses s’élevant à environ 500 mg/kg/jour n’ont pas mis en évidence un effet tumorigène. Les études de mutagénicité n’ont pas montré de potentiel génotoxique et aucun effet apparent sur la fertilité des mâles ou des femelles n’a été constaté chez les rats traités par érythromycine à la dose de 700 mg/kg/jour administrée par gavage oral. Aucun signe de tératogénicité ni d’embryotoxicité n’a été observé lorsque des rates et des souris gravides ou des lapines gravides ont reçu 700 mg/kg/jour (14 fois la dose humaine) ou 125 mg/kg/jour (2,5 fois la dose humaine), respectivement, d’érythromycine base par sonde gastrique.

Une légère diminution du poids à la naissance a été constatée lorsque des rates ont reçu des doses orales élevées de 700 mg/kg/jour d’érythromycine base avant et pendant l’accouplement, pendant la gestation et l’allaitement. Au moment du sevrage, le poids des petits était cependant à nouveau comparable au poids des petits du groupe de contrôle. À ces doses, aucun signe de tératogénicité ni d’effets indésirables sur la reproduction n’a été observé. Lorsque l’administration de 700 mg/kg/jour (14 fois la dose humaine) a eu lieu en fin de gestation et pendant l’allaitement, cette administration n’a eu aucun effet indésirable sur le poids de naissance, la croissance ni la survie des petits.

Remarques particulières

Incompatibilités

Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments à l’exception de ceux mentionnés dans la rubrique Remarques concernant la manipulation.

Influence sur les méthodes de diagnostic

Sans objet.

Stabilité

Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.

Remarques particulières concernant le stockage

Conserver à l'abri de l'humidité et à la température ambiante (15-25 °C) Conserver hors de la portée des enfants.

La stabilité physico-chimique de la solution initiale (après reconstitution) a été démontrée pendant 24 heures au réfrigérateur (2°C – 8°C).

La stabilité physico-chimique de la solution finale (après dilution) a été démontrée pendant 24 heures entre 18°C –25°C ou 24 heures au réfrigérateur (2°C – 8°C) puis 24 heures entre 18°C – 25°C.

Toutefois, du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d’utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l’utilisateur.

Remarques concernant la manipulation

Une double dilution est nécessaire.

Une solution initiale correspondant à 50 mg/ml d'érythromycine base est préparée en ajoutant :

- ERYTHROMYCINE PANPHARMA 1 g : 20 ml d'eau pour préparations injectables au contenu du flacon d’ERYTHROMYCINE PANPHARMA 1 g

-ERYTHROMYCINE PANPHARMA 500 mg : 10 ml d'eau pour préparations injectables au contenu du flacon d’ERYTHROMYCINE PANPHARMA 500 mg.

Pour cette étape, une solution de chlorure de sodium à 0,9 % ne convient pas.

a.Pour permettre une bonne dissolution, agiter doucement le flacon pour décompacter la poudre avant la reconstitution.

b.Préparer une solution initiale correspondant à 50 mg/ml d'érythromycine base en ajoutant 20 ml d'eau pour préparation injectable dans le flacon d’ERYTHROMYCINE PANPHARMA 1 g ou 10 ml d'eau pour préparation injectable dans le flacon d’ERYTHROMYCINE PANPHARMA 500 mg. Lors de l'ajout du solvant, assurez-vous qu'il entre en contact avec toutes les parois du flacon (en tenant le flacon horizontalement par exemple).

c.Secouer longuement jusqu'à dissolution complète. La dissolution peut être difficile et prendre quelques minutes.

Cette solution initiale peut être conservée 24 heures au réfrigérateur (2°C – 8°C).

Pour la solution finale à administrer, on utilisera exclusivement une solution de chlorure de sodium à 0,9 % ou une solution glucosée à 5 %.

Pour la perfusion discontinue :

-ERYTHROMYCINE PANPHARMA 1 g : la solution est préparée en mélangeant le contenu du flacon reconstitué d’ERYTHROMYCINE PANPHARMA 1 g (20 ml) à 200 ml ou à 500 ml d'un des solvants de dilution. Ce qui donne une concentration finale pour la solution diluée de respectivement 5 mg/ml ou 2 mg/ml.

-ERYTHROMYCINE PANPHARMA 500 mg : la solution est préparée en mélangeant le contenu du flacon reconstitué d’ERYTHROMYCINE PANPHARMA 500 mg (10 ml) à 100 ml ou à 250 ml d'un des solvants de dilution. Ce qui donne une concentration finale pour la solution diluée de respectivement 5 mg/ml ou 2 mg/ml.

Pour une perfusion continue :

-ERYTHROMYCINE PANPHARMA 1 g : la solution est préparée en mélangeant le contenu du flacon reconstitué d’ERYTHROMYCINE PANPHARMA 1 g (20 ml) à 500 ml ou à 1000 ml d'un des solvants de dilution. Ce qui donne une concentration finale pour la solution diluée de respectivement 2 mg/ml ou 1 mg/ml.

-ERYTHROMYCINE PANPHARMA 500 mg : la solution est préparée en mélangeant le contenu du flacon reconstitué d’ERYTHROMYCINE PANPHARMA 500 mg (10 ml) à 250 ml ou à 500 ml d'un des solvants de dilution. Ce qui donne une concentration finale pour la solution diluée de respectivement 2 mg/ml ou 1 mg/ml.

Cette solution finale est stable pendant 24 heures à 18°C – 25°C ou 24 heures au réfrigérateur (2°C – 8°C) puis 24heures à 18°C – 25°C).

ERYTHROMYCINE PANPHARMA 1 g : Solution à 1 g

Étape 1

Étape 2

1 g

1 g

Ajouter 20 ml d’eau pour préparations injectables au flacon d’ERYTHROMYCINE PANPHARMA contenant 1 g de poudre. Agiter longuement jusqu’à dissolution complète. Pour cette étape, une solution de chlorure de sodium 0.9% ne convient pas.

Prélever le contenu du flacon reconstitué d’ERYTHROMYCINE PANPHARMA 1g (20 ml) (solution initiale) mélanger à :

-200 ml ou 500 ml d’un des solvants de dilution pour une perfusion discontinue

-500 ml ou 1000 ml d’un des solvants de dilution pour une perfusion continue

ERYTHROMYCINE PANPHARMA 500 mg : Solution à 500 mg

Étape 1

Étape 2

500 mg

500 mg

Ajouter 10 ml d’eau pour préparations injectables au flacon d’ERYTHROMYCINE PANPHARMA contenant 500 mg de poudre. Agiter longuement jusqu’à dissolution complète. Pour cette étape, une solution de chlorure de sodium 0.9% ne convient pas.

Prélever le contenu du flacon reconstitué d’ERYTHROMYCINE PANPHARMA 500 mg (10 ml) (solution initiale) mélanger à :

-100 ml ou 250 ml d’un des solvants de dilution pour une perfusion discontinue

-250 ml ou 500 ml d’un des solvants de dilution pour une perfusion continue

La solution finale sera administrée sans adjonction d'aucune autre substance quelle qu'elle soit.

Chez l'enfant, adapter la quantité de solution initiale à diluer et le volume de perfusion à la posologie choisie en fonction du poids de l'enfant.

Numéro d’autorisation

70183 (Swissmedic).

Présentation

ERYTHROMYCINE panpharma 1 g, poudre pour solution à diluer pour perfusion, ev.ep.e.c. [A]

ERYTHROMYCINE panpharma 500 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion, ev.ep.e.c. [A]

Titulaire de l’autorisation

Leman SKL SA, Lancy

Mise à jour de l’information

Médicament de comparaison étranger : février 2023

Avec ajout d’informations pertinentes pour la sécurité par Swissmedic : Janvier 2026